L'une de mes passions, la photo ! Macros fleurs et insectes, mais aussi tout ce qui m'entoure et tout ce que je créé... Venez vous réchauffer aux rayons de soleilambre.
En mars 2010, nous sommes allées, avec martineK, faire une grande balade photos dans le Minervois et, malgré un temps très gris et un ciel très bas, nous avons beaucoup "mitraillé". Il faut dire que si nous connaissions toutes les deux les lieux, on n'a pas le même regard quand on y vient "l'objectif à l'oeil" !! Petit arrêt, donc, dans ce joli village de Caunes Minervois, que je partage aujourd'hui avec vous (oui, avec moi, il faut beaucoup de patience !!! ) avec ce diaporama qui regroupe une grande partie des clichés pris ce jour-là mais vous aurez aussi droit à quelques articles séparés... vous verrez !!
Au pied de la montagne Noire, surplombant légèrement la plaine du Minervois Caunes-Minervois est traversé par l'Argent-Double, petit affluent de l'Aude. Ce village aux ruelles étroites et aux maisons Renaissance et médiévales a conservé une splendeur d'un autre temps. Le village est environné de vignobles et de garrigues que traversent les routes à moutons utilisées autrefois par les troupeaux transhumants.
La cité de Caunes-Minervois est construite autour de son abbaye bénédictine fondée en 780 par l'abbé Anian, ami de saint Benoît d’Aniane. Placé à l’origine sous la protection directe du roi, le monastère passa aux mains des comtes de Barcelone avant de choir aux Trencavel, qui renoncèrent à leurs droits en 1195.
Pendant la croisade contre les Albigeois, l’abbé de Caunes reçut plusieurs fois les représentants du pape, venus prêcher l’orthodoxie catholique. En 1226, Pierre Isarn, évêque cathare du Carcassès fut brûlé à Caunes.
Les XIIIe et XIVe siècles furent marqués par les conflits pour le pouvoir entre les autorités laïques et religieuses, et par une certaine prospérité du monastère qui accroît notablement le nombre de ses membres, d’une quinzaine à une trentaine.
L’établissement de la commende en 1467 constitue le point d’orgue d’une longue période de relâchement des valeurs monastiques à Caunes. Il fallut attendre le début du XVIIe siècle pour que soit engagée une série de réformes par l’abbé Jean d’Alibert. Il fit notamment restaurer les bâtiments et reconstruire le logis abbatial. Puis, la Congrégation de Saint-Maur en pris possession en 1663 et réédifia les bâtiments monastiques.
L’abbaye fut aliénée en 1791, à l’exception de l’église qui devint propriété communale. L’église fut classée monument historique en 1916, les bâtiments de l’abbaye en 1948.
Caunes, capitale du marbre incarnat qui en a fait sa richesse depuis la Gaule romaine voit son marbre rouge orner les plus beaux palais d'Europe dont le Grand Trianon à Versailles et l'Opéra de Paris. Certaines carrières restent en exploitation.
Caunes a été desservi (de 1887 à 1969) par une ligne de chemin de fer dont il était le terminus (ligne Moux - Caunes-Minervois), ainsi que jusqu'en 1932 par un tramway qui reliait Carcassonne à Lézignan : à Caunes les deux gares se trouvaient face à face. En 1898 six trains quotidiens (trois dans chaque sens) reliaient en environ une heure Caunes à Moux avec une correspondance sur la ligne Carcassonne-Narbonne. La ligne -surnommée « ligne des cigales » d'après les chants des cigales qu'on pouvait entendre en parcourant la ligne lété, servait au transport des voyageurs et du fameux marbre de Caunes : un grand dépôt de marbre se trouvait à côté de la gare. Cette ligne a été fermée en 1969.
Renseignements recueillis et complémentaires sur les sites suivants :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Caunes-Minervois
http://www.mairiedecaunes.fr/historique_abbaye.asp
http://www.payscathare.org/1-6504-Histoire.php
La musique d'accompagnement est de Nivers (Suite du premier ton - dialogue à deux coeurs)